# Donner un sens au statut de membre associé : l’adhésion du Canada à l’EDIP

Source: https://ras-nsa.ca/fr/donner-un-sens-au-statut-de-membre-associe-ladhesion-du-canada-a-ledip/
Modifié : 2026-10-22

> *Ce passage est un extrait d’une analyse publiée par Justin Massie dans Le Rubicon.*

Dans son discours sur l’état de l’Union le 16 septembre 2026, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé d’ouvrir la voie à ce que le Canada devienne le premier « membre associé » de l’Union européenne.

Que devrait contenir le volet défense de l’accord de Montréal ? Mon argument est simple : le statut de membre associé n’aura de sens que s’il donne au Canada accès aux instruments qui structurent désormais la défense européenne, au premier chef le Programme européen pour l’industrie de la défense (EDIP) et ses projets d’intérêt commun. Sans cet accès, le Canada restera un client des industries européennes et un partenaire de circonstance. Avec lui, il peut devenir un coproducteur des capacités que l’Europe finance pour la prochaine décennie, en contrepartie de ce qu’il apporte déjà comme producteur de sécurité. Le statut de membre associé devrait aussi préciser l’association du Canada aux autres volets de la politique de sécurité et de défense commune, des missions et opérations aux projets de la Coopération structurée permanente (CSP), dont il ne rejoint pour l’instant que celui sur la mobilité militaire. Cette analyse se concentre toutefois sur le volet industriel, parce que c’est là où les règles européennes sont les plus contraignantes pour un pays tiers et que le calendrier est le plus pressant.

Pour lire la suite, rendez-vous sur [Le Rubicon](https://lerubicon.org/donner-un-sens-au-statut-de-membre-associe-ladhesion-du-canada-a-ledip/)
